Ulf Harr
Designer
Superficiel - Autriche
   
Ulf Harr est un designer freelance travaillant dans le secteur du design visuel conceptuel et d’interaction.
Après ses études de design et nouveaux médias à l’Ecole de Dessin FH Schwaebisch Gmuend en Allemagne en 1999, Ulf Harr a travaillé comme directeur artistique à Nofrontiere Design, Vienne, jusqu’en 2001. Durant cette période, il a participé à plusieurs projets, notamment le cd-rom Sigmund Freud - Archéologie de l’Inconscient.
En tant que designer free-lance, Harr continue à travailler essentiellement sur des projets commerciaux et culturels sur le web pour des sociétés et organismes autrichiens et européens. Il participe aussi à superficiel.org.


Intervention: 
Punaises numériques– Notes sur la quête d'une interface parlant d'elle-même.

Un ordinateur est une machine qui n’a pas de fonction spécifique prédéterminée : il ne peut être compris que comme un outil ou comme une simulation d’outils divers, ses fonctions, à travers des applications. Ces fonctions sont davantage une question de logiciel que d’équipement. Toutefois, un outil qui manque de caractéristiques corporelles n’a aucune forme qui transmette d’information sur son objet ou sa manipulation.
Une approche possible de l’explication des fonctions souvent complexes de ces interfaces est l’utilisation de métaphores. Des objets quotidiens familiers utilisés comme symboles représentatifs essaient de constituer une analogie formelle d’objets. Dans une interface, ces symboles tiennent toujours la place d’association fonctionnelle. Ainsi, on ne peut pas seulement les lire, mais ils sont aussi expérimentés d’une manière similaire à celle des objets réels. En d’autres termes, ceci signifie : fonction - sémantiques produit sont introduits dans la simulation en variant les degrés d’abstraction, grâce à des interfaces utilisateurs graphiques de manière à représenter les possibilités d’action. Toutefois, les interfaces utilisateurs sont encore le plus souvent seulement discutées en termes de critères graphiques.
Pour les designers de médias, la virtualisation croissante des processus d’action pose toujours plus fréquemment le problème suivant : les faits à visualiser n’ont pas d’équivalent correspondant dans le monde réel. Les sujets généralement compris exigent une base commune. C’est pourquoi il est difficile d’inventer des symboles évidents nouveaux. D’autre part, notre répertoire visuel connu et nos expériences quotidiennes n’ont pas été seulement inscrits dans notre monde représentationnel depuis un certain temps. Puis, bien sûr la question demeure : qu’est supposé être le design visuel sans être visuel ?


superficiel.org/drawingpins