Jasch

Suisse
   

Originaire de Lucerne, Suisse. Etudes aux Etats-Unis et en Europe en contrebasse de jazz, composition de musique contemporaine et arts numériques. Activités dans les domaines du jazz, de la musique improvisée et du performance-art. Compositeur de diverses pièces pour film, théatre, musique de chambre, projets mixed-media et musique électronique. Nombreuses collaborations avec artistes video, théatre et performance. Enseignant international de musique, logiciels interactifs et technologie de capteurs. Recherches personelles en musique électro-acoustique reliant interfaces physiques, systèmes algorithmiques autonomes et concepts de performance en cross-media. Interêt prononcé pour la synthèse des domaines physiques et symboliques, faisant le pont entre action corporelle et calcul abstrait, entre intuition et contrôle rationnel. Développement de systèmes en temps-réel pour la représentation symbolique de données et de meta-structures pour le contrôle de media.

Intervention: 
Codespace — symboliques visuelles et soniques : jasch

Codespace intègre le dessin en temps réel et des sons synthétisés d’une manière minimaliste et symbolique. Des procédés génératifs (basés sur des règles) ou algorithmiques jouent sur les attributs descriptifs appliqués au dessin et au son. Une interaction gestuelle à travers des interfaces physiques — comme par exemple un gant numérique — permettent un contrôle en temps réel et offrent un fort contraste par rapport au monde énigmatique et invisible de la machine.
Espace noir et vide et formes abstraites se déplaçant rapidement, des structures presque architecturales se développent dans le temps. Pulsations, beats, craquements et créatures sonores habitent la pièce. Depuis de sombres et minimalistes atmosphères elle évolue vers des densités abstraites, comme une peinture numérique s’exécutant au fil du temps. La visualisation en trois dimensions conjuguée avec la spatialisation sonore immersive entraînent le public dans un ’espace code’ sonore et visuel.
Dans tout processus de composition, des structures donnent les points de départ et d’arrivée, elles définissent le résultat et en même temps ne donnent que la direction initiale. L’intuition, par contraste, donne une clé pour accéder d’une manière directe, pendant la performance, à l’expérience passée, permettant d’agir sans recourir à la pensée analytique.
L’interaction en temps réel avec des machines exige une maîtrise sur ces deux plans. Il faut trouver une stratégie pour manier la complexité (qui nous dépasse parfois) des choix et des actions durant une performance. L’idéal serait d’avoir le contrôle du son et de l’image unifié dans une interface et un geste. En réalité bien des procédés doivent être délégués à des algorithmes d’ordre supérieur, pour donner à l’exécutant la liberté de piloter intuitivement l’évolution dans le temps. La réduction et la concentration dans les domaines sonore et visuel servent à maintenir un point de focus critique.
La pièce est une étude en jonglage de donnés : tirer des ficelles et de ne pas être capable de tout contrôler en même temps.




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